Chronique & Echange n°1 – Théodore Monod: « Et si l’aventure humaine devait échouer »

Temps de lecture: 4 min

Introduction a la rubrique :

Salut à tous les membres d'Unfamous Resistenza, moi c'est Philippe Vieilleden, je ne suis pas un artiste mais j'aime lire des livres (des bouquins, des écrits, des grimoires, des opuscules et autres synonymes en tout genre...) et je souhaitais partager avec vous cette passion qui je n'en doute pas et répandue au sein de cette association.

J'inaugure donc cette nouvelle rubrique avec l'ambition qu'elle se transforme en un lieu d'échange ou tous autant que vous êtes vous pourrez nous faire partager vos références littéraires.

Le principe se veut très simple, vous présentez un livre, en expliquez son contenu, décrivez éventuellement son auteur mais surtout parlez nous de ce qui vous a touché, marqué, indigné ou fait réfléchir. Une fois le livre lu, les lecteurs pourront agrémenter la chronique de leurs avis. Un échange autour du sujet traité pourra également en émaner.

En ce qui me concerne j'essaierai régulièrement de poster de nouvelles chroniques, mais à l'image d'Unfamous Resistenza cette rubrique se veut participative.

Si vous en avez marre de lire des bouquins au hasard et de vous taper 400 pages indigestes, rejoignez nous et partagez !

 


Première Chronique :

Théodore Monod : "Et si l'aventure humaine devait échouer"

 

 

Théodore Monod: né en 1902 et mort en 2000, est un scientifique naturaliste, explorateur, érudit et humaniste français. C'est un grand spécialiste des déserts et notamment du Sahara. Ses amis le décrivent comme un humaniste au vrai sens du terme, un penseur, un philosophe et un théologien.

Dans ce livre Théodore Monod nous emmène face à nos responsabilités en nous délivrant un message humaniste. Il décrit l'aventure humaine de son origine à nos jours, d'un point de vue scientifique et philosophique, ce qui est tout de même assez rare pour le souligner. Il nous parle d'évolution et replace l'homme à l'échelle de la planète. Il nous explique que sur une échelle de temps journalière (24h00), notre ère actuelle serait midi, et que l'origine de l'homme serait 11h59mn59s.

Extrait:

"Il ne faut pas s'étonner si des êtres aussi éphémères que nous, brèves étincelles entre deux gouffres de ténèbres, éprouvent quelque peine à acquérir le sentiment, ou plutôt le vertige, de la durée."

A ses yeux c'est un motif d'espérance en nous laissant entendre que dans des millions d'années une évolution physique et sociétale aura opérée un nombre incalculable de fois. L'auteur est également un défenseur farouche des animaux.

Il insiste fortement sur l'homme et son rapport à la nature qui équivaut à une relation de maître à esclave.

Extrait:

"L'homme n'est pas ce qu'il voudrait ou devrait être, l'homme peut être maître de la nature sans l'être de lui même, l'homme ne paraît pas, dans bien des domaines, avoir beaucoup dépassé le stade de l'animalité."

Notre façon de se positionner en maître de la nature et d'user de notre pouvoir régalien comme bon nous semble, infligeant souffrance et désolation dans la mosaïque de notre écosystème, nous fait prendre conscience des luttes et enjeux colossaux à venir.

Extrait:

"Ce qu'on y découvre fera peut-être un jour la stupéfaction des historiens, qui auront peine à croire que l'on ai pu tenir si longtemps pour une véritable civilisation une sauvagerie aussi pitoyablement, aussi naïvement camouflée. Ouvrons donc, citadins paisibles et repus, notre journal. Et voilà que soudain le mince vernis s'écaille, le voile se déchire, notre civilisation se révèle pour ce qu'elle est, terriblement fragile, frêle esquif sans cesse menacé sur l'océan de notre barbarie."

L'auteur nous met en garde contre le progrès scientifique et nous dit que le symptôme le plus significatif de la maladie qui nous ronge est le productivisme. Il le compare comme souvent dans le livre à un comportement animalier, en l'occurrence un oiseau africain "le Tisserin" qui conditionné par sa manie du tissage continue à tresser inlassablement des objets inutiles.

D'autres sujets sont traités tel qu'une éloge de la diversité et des écrits poétiques captivants. A titre personnel le dernier chapitre m'a moins interpellé. Théodore Monod étant un homme de foi, il nous parle de la nature au travers de la foi chrétienne. Cette enquête se veut tout de même objective et très critique envers le dogme de la religion.

Voilà ce qui m'a le plus intéressé dans ce récit mais rassurez vous je ne vous ai pas tout dit. En espérant vous donnez envie de lire ce livre. Cet ouvrage suscite beaucoup d'interrogations et de réflexions, ce qui de nos jours, dans nos sociétés uniformes et abrutissantes, équivaut à un souffle de vie.

 

A bientôt et surtout n'hésitez pas à commenter ou poster vos références littéraires, qu'elles soient faites en deux heures ou dix minutes.

Le but n'est pas de créer une rubrique élitiste mais bel et bien un échange,

PEACE.

 

Philippe Vieilleden

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10 commentaires sur “Chronique & Echange n°1 – Théodore Monod: « Et si l’aventure humaine devait échouer »

  1. Pas lu... et aucun de lui, donc pas de conseil à donner, désolée. Par contre ça me fait penser à un autre bouquin lu celui là :) d'Albert Jacquard - "Cinq milliards d'hommes dans un vaisseau"... il semble y avoir des similitudes bien que ce livre comporte des passages plus scientifiques (auxquels moi je ne comprends rien) Bon le plus simple serait que je m'y mette : à faire un article dessus :) Faut pas être pressé mais je vais m'y mettre. Philippe non seulement tu donnes envie de lire le livre sur lequel tu écris mais tu motives aussi pour participer : bien joué et merci :)

    • salut matic isabelle, je suis content que tu ai envie de lire ce livre et surtout de participer à cette rubrique, du coup on attend avec impatience ta chronique d'albert jacquard. Et prend ton temps y'a pas d'impératif, de contrainte ou de diktat dans cette démarche, juste de l'échange, @+

  2. Très bonne idée comme section. Je pourrai peut-être m'y tenter! Jamais lu de livre de Monod, mais c'est vrai qu'il faudrait. L'article donne envie! La comparaison à l'oiseau m'a bien fait rire, d'ailleurs!

    • dans le livre Théodore Monod fait régulièrement des comparaisons avec le comportement de certains animaux, on s’aperçoit qu'on a pas inventé grand chose mais que l'évolution et des millions et des millions d'années sont passées par là.

  3. salut amis lecteurs.
    je crois que je viens de trouver une de mes prochaines lectures a venir avec ce bouquin!
    merci pour cette rubrique.
    une petite question, comment faire pour creer une nouvelle rubrique.
    j'aurais bien un bouquin a conseiller pour ceux qui ne connaissent pas.
    messages des hommes vrais au monde mutant , de marlo morgan (edition j'ai lu collection aventure secrete)

    merci

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