Willy Bihoreau : l’hybridation parfaite entre peinture et photo

Temps de lecture: 5 min
Advance / 40-x-80-cm / Willy Bihoreau

Advance / 40-x-80-cm / Willy Bihoreau

A message from Teddy /12 x 12 cm / Willy Bihoreau

A message from Teddy /12 x 12 cm / Willy Bihoreau

Electrolucid / 15x15 cm / Willy Bihoreau (2011)

Electrolucid / 15x15 cm / Willy Bihoreau (2011)

Masked v.2 / 60 x 60 cm / Willy Bihoreau (2012)

Masked v.2 / 60 x 60 cm / Willy Bihoreau (2012)

Exit / 115 x 195 cm / Willy Bihoreau (2007)

Exit / 115 x 195 cm / Willy Bihoreau (2007)

 

— Salut, peux-tu te présenter pour nos web-lecteurs ?

Je suis originaire du Mans en Sarthe, je me suis installé dans la région depuis une dizaine d’années. Je pratique la peinture depuis toujours mais je m’y suis engagé de manière professionnelle depuis 2007, date de mon premier salon d’Art Contemporain.

 

— Comment en es-tu arrivé à la pratique de ton art, peux-tu nous parler de ton parcours ?

Durant quelques années passées en région Parisienne, à l’origine pour des études d’Arts-Appliqués, j’ai rapidement lâché ce cursus pour intégrer un collectif d’artistes et travailler la peinture de façon plus autodidacte. C’est pendant cette période que j’ai expérimenté pas mal de styles et techniques diverses. Je me suis également tourné vers l’outil informatique pour me perfectionner principalement à l’utilisation de Photoshop.
C’est alors qu’un jour, au détour d’un rayon de la médiathèque du coin, je suis tombé sur un ouvrage de photographes : « Hauts Fourneaux » de Bernd et Hilla Becher.
Cet ouvrage aura été un déclic dans ma volonté d’utiliser la photographie comme un matériau de construction à part entière. Sampler des images devint alors ma nouvelle base de travail, de la même manière que j’utilisais déjà des samples dans la composition de musique électronique à cette même époque.

 

— Ton travail semble osciller entre la photo et le dessin, peux-tu nous en dire un peu plus sur ta façon de travailler ?

Le dessin reste le point de départ de chaque nouvelle peinture. J’accumule ainsi mes idées dans un carnet de croquis. À partir d’un croquis, Photoshop me permet ensuite de faire un assemblage d’une multitude d’éléments photographiques piochés un peu partout pour réaliser une composition visuelle suffisamment aboutie pour passer à l’étape finale: la peinture. Après avoir transféré mon image de l’ordi vers une toile via un marouflage de papier, le travail de peinture consiste à reprendre l’ensemble de l’image pour en révéler son aspect final par l’équilibrage de la lumière, des contrastes et autres effets de matière.
Le but étant d’arriver à bon équilibre du mixage des différentes techniques employées ; dessin, photographie, infographie et peinture.

 

High-Speed / 115 x 195 cm / Willy Bihoreau (2008)

High-Speed / 115 x 195 cm / Willy Bihoreau (2008)

74 V Wide v.2 / 40 x 20 cm / Willy Bihoreau (2010)

74 V Wide v.2 / 40 x 20 cm / Willy Bihoreau (2010)

Arcade / 100 x 73 cm / Willy Bihoreau (2010)

Arcade / 100 x 73 cm / Willy Bihoreau (2010)

Full-Screen / 115 x 195 cm / Willy Bihoreau (2008)

Full-Screen / 115 x 195 cm / Willy Bihoreau (2008)

 

— Nous avons adoré le coté sombre de tes œuvres, cet aspect industriel post-apocalyptique, y a-t-il un message particulier que tu cherches à délivrer à travers ces deux aspects ?

Je considère mon travail comme celui d’un artiste activiste.
Le regard que je porte sur notre époque est très critique et ironique.
Einstein disait « Rien n’est pire que de voir l’ignorance en action », à cela j’ajouterais « Pire encore est de voir l’indifférence en action ». Notre modèle de société actuel se complait dans une quête d’un bonheur artificiel, consumériste et matérialiste en refusant de regarder la vérité en face et les terribles conséquences léguées aux générations futures.
Ma frustration est immense face à ce manque de sagesse de l’humanité, et la colère qui en résulte est le moteur de ma démarche artistique. Mes peintures sont pour moi une sorte d’exutoire face à la dureté de notre monde…

Total- Immersion / 27 x 41 cm / Willy Bihoreau (2008)

Total- Immersion / 27 x 41 cm / Willy Bihoreau (2008)

 

— Quelles sont tes sources d'inspirations ?

Je suis un addict de cinéma et de musique.
La S-F et l’Horreur représentent le gros de ma collection, mais j’affectionne aussi beaucoup le cinéma d’animation.
Mes coups de cœur vont à des réalisateurs comme Romero et son héritage zombiesque, Peter Jackson pour sa filmo' époustouflante ou encore James Cameron, créateur du Terminator.

La musique est aussi une grosse source d’inspiration notamment pour l’énergie et la puissance des images qu’elle peut m’évoquer.
Voici une petite playlist illustrant bien mes moments de travail, entre douceur mélancolique et puissance dévastatrice :

- Sergueï Rachmaninoff : Opus 3 prélude n°2 en do dièse mineur
- Archive : Old Artist
- Dj Krush : Kemuri (Untouchable Mix)
- High Tone : Enter The Dragon (Live)
- Prodigy : Smack my bitch up (Sub Focus remix)
- Bassnectar : Infinite

Pour ce qui est du milieu de l’Art actuel, je suis surtout inspiré par l’engagement et la créativité d’artistes du Street Art comme le génialissime Banksy.

 

— Tes actualités et tes projets ?

Mes deux prochaines expos :

Du 15 au 27 mai 2014 :
Espace Régional de la Sarthe
83 Bd Oyon, 72000, Le Mans.
Vernissage : Jeudi 15 mai à 18 h 30

Du 28 mai au 1er juin 2014 :
Salon d’Art Contemporain « Puls’Art »
Aux Quinconces Place des Jacobins, 72000, Le Mans
Vernissage : Mercredi 28 mai à 18 h30

— Quelle est ta vision de la culture en France ?

Je pense qu’il y a beaucoup de talents en France, malheureusement la législation et l’administration sont un réel obstacle à leur développement et leur épanouissement.
Le développement de la culture est donc bridé par un système archaïque.

 

— Si tu étais un livre, un film, une chanson ?

Difficile de choisir…
Si j’étais réalisateur j’aurais adoré être l’auteur du film « La cabane dans les bois » pour le concept bien barré et surtout pour la dernière partie avec cette conclusion apocalyptique si jubilatoire!

 

— Le mot de la fin pour les unfamousiens ?

RÉVOLUTION !

 

Petit Arbre v.2 / Willy Bihoreau (2011)

Monet remixed / Willy Bihoreau (2011)

Biomek 3 / Willy- Bihoreau (2008)

Biomek 3 / Willy- Bihoreau (2008)

 


 

Contact :

www.willy-bihoreau.com

 

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2 commentaires sur “Willy Bihoreau : l’hybridation parfaite entre peinture et photo

  1. c'est une tueriiiiiie !!!! Ca fait depuis la première publication facebook que j'attends ça, je ne suis vraiment pas déçu, cet univers est mortel. Bravo !

    ( y a une image qu'on voit pas dans les miniatures juste avant la question : Quelle est ta vision de la culture en France)

  2. Pingback: Willy Bihoreau – Instantanés

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