Paul Toupet, entre sculpture et momification

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— Si tu devais te présenter en deux phrases...

Plasticien parisien, je travaille sur la représentation humaine depuis mon adolescence. J'ai commencé par le format poupée, puis je suis passé au papier mâché, ce qui m'a permis une liberté sur la taille et la composition de mes personnages « lapins ».

 

— D'ailleurs, pourquoi le lapin ? A-t-il une valeur symbolique particulière à tes yeux ? Est-ce une sorte de totem ?

Le lapin me représente, il fait écho à mon enfance. J'essaie de créer des enfants qui semblent timides, cachés derrière un masque, et je trouve que le lapin évoque ça, il est pour moi l'animal le plus inoffensif. Le thème du lapin nous renvoie à notre propre enfance. Chacun peut se livrer à une introspection devant une de mes statues.

 

— Quels matériaux utilises-tu ?

Papier mâché, résines, cires et vêtements que je chine un peu partout, j'aime redonner vie à des objets oubliés. Il y a quelques années, j'utilisais de la terre et de la cendre pour donner l'effet « brut » que je recherchais. Maintenant que je suis dans ma période « blanche », j'utilise des enduits et de la poudre de marbre.

 

— La durée moyenne de réalisation d'une de tes œuvres ?

Il est dur de savoir vu que je travaille toujours plusieurs œuvres en même temps, mais je dirais entre quinze jours et un mois. J'ai eu des projets qui ont pris beaucoup plus de temps, comme ma crèche de Noël, j'ai du mettre six mois à faire la première version, puis chaque année, je rajoutais un nouveau personnage. J'ai également eu mon projet pour l'exposition « HEY ! Modern Art & Pop Culture / Part II » à la Halle st Pierre, pour celui-ci, il m'a fallu un an pour créer le gisant et ses treize anges.

 

 

— Ce qui t'inspire dans ton art ?

La passion de mes parents y est pour beaucoup, j'étais autant entouré d'arts africains que d'art contemporain. Mes parents m'ont permis de rentrer en contact avec leurs amis artistes, qui m'ont beaucoup influencé, George Jeanclos, Benoit Tranchant... Je m'inspire aussi d'art religieux occidental, que j'interprète à ma manière.

 

— C'est une chose qu'on a remarqué : un coté iconique blasphématoire. As-tu une croyance ou une position particulière par rapport aux religions, ou est-ce juste par esthétique subversive ?

C'est l'art religieux qui m'intéresse beaucoup, sans être pour autant croyant. Je ne cherche pas à être blasphématoire.
L'art et la religion sont pour moi très proches, j'aimerais qu'on entre dans mes expositions comme on entre dans une église.

 

 

— Si tu étais un livre, un film, une chanson ?

Un livre de Roland Topor, « Le Locataire chimérique ». Un Film : « Akira », et j'ai une fascination pour le personnage Tetsuo. Une chanson « A taste for Bitter » de Chokebore, mon groupe favori, que je suis depuis mon adolescence.

 

— Tes actualités, expos à venir ?

J'expose pour « La Cave », aux côtés de Jim Skull, Coco Fronsac, Numa Roda Gil et Steve Taniou, du 4 au 25 Juin. C'est au 71 rue St-Honoré, à Paris.

Affiche - La Cave

Affiche - La Cave

 

 


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