Kevin S. Hyde : The Hyde’s Asylum

Temps de lecture: 5 min

 

— Salut, peux-tu te présenter pour nos lecteurs ?

S'il le faut... Je n'aime pas trop m'étaler alors je serais bref, je ne saurais me classer dans telle ou telle catégorie, non par coquetterie ou snobisme mais parce que je n'en vois pas grand intérêt, je souhaiterais que les lecteurs prennent plus de plaisir à observer mon travail et en tirent une émotion que je leur livre sur un plateau.

De plus, tous mes artworks sont des échecs presque aboutis mais heureusement que personne n'est au courant.

 

— Comment définirais-tu ton travail ?

Je dirais que c'est une réinterprétation de ce que je vois ou pense voir, pour les gens c'est une matière étalée sur un support, voire une idée ou émotion pour quelques éclairés, mais pour ma part c'est une évasion constante vers d'autres rivages, le plaisir de créer est sans limite et appelle à encore plus de création.

— Ton parcours, qu’est-ce qui t’as amené à la pratique de cet art qui est le tien ?

Depuis tout temps, j'ai une certaine attirance et une curiosité maladive pour tout ce qui m'entoure et encore plus pour le domaine de la création ; ce qui me plait est de pouvoir construire, bâtir une idée, que se soit apposer de la peinture, le travail du fusain, filmer un court-métrage ou même écrire une pièce de théâtre.

 

— Quels matériaux utilises-tu ?

Principalement du fusain, il me permet de réaliser des études très rapides de personnages et portraits, de bâtiments, d'idées et d'émotions, le côté « sale » que ressentent certaines personnes me plait car on ne le considère pas comme un art noble ou même « propre » et l'idée de détourner un objet impropre et le faire élever au rang de création m’intéresse beaucoup, aussi bien dans l'idée que dans la réalisation.

J'aime cependant pratiquer d'autres médiums comme la mine de plomb, le bâton d'encre de chine, les aquarelles, la peinture, la sculpture, la photographie, la gravure et surtout le cinéma auquel je participe a l'écriture de pièces de théâtres et réalisation de divers courts-métrages.

Fresque Of 99

Fresque Of 99

 

— Ton œuvre à l’air d’être concentrée autour des portraits, pourquoi ?

Ce n'est qu'une phase, je ne me considère absolument pas comme un portraitiste, c'est juste que ça a été une période où mon regard s'est beaucoup axé sur celui des autres, à scruter leurs mimiques et faciès ; le coté théâtral me fascine depuis toujours, le jeu de la lumière accouplé aux ombres m'offre des palettes d'expressions infinies et est pour moi une source d'observation et une force d'expression sans contestation aucune, du sentiment brut. 

Mais là, mes carnets de croquis vont se tourner sur l’étude des corps et les ombres et lumières, l'architecture et la mise en fusain de scènes de théâtre.

 

— Les personnages que tu dépeins ont souvent l’air torturés, est-ce « autobiographique »,  leurs expressions reflètent-elles des traits de caractères qui te sont propres ?

Malheureusement je ne pense pas disposer d'assez de temps et de fusain pour refléter la moitié des choses qui me passent par la tête ! J'en mets donc les principaux comme la rage, la tristesse, la frustration et la peur, la délectation de travailler, d'être plonger dans ce que l'on aime et le mettre en exergue est ce qui me plait le plus, je vis sur et dans mes artworks, je n'éprouve du plaisir qu'à le produire et non à le mirer et l’exhiber.

 

— Tes sources d’inspiration ?

Pour le coté symbolique et inspiration, je les trouve pour la plupart dans les grands maîtres de la Renaissance, comme mon grand architecte depuis tout temps, Leonardo Da Vinci. C'est cet artiste qui m'a inspiré étant jeune, dans la façon de voir et comprendre d'autres versions et visions des choses, armé alors seulement d'une curiosité et soif de connaissances insatiables, je me suis intéressé à toutes sortes de formes d'art et d'en tirer ce qui m'as le plus marqué. Bien que mon travail n'ait rien de classique et florentin, j'éprouve une passion sans borne pour l'art italien et l'art gothique, aussi chaleureux pour l'un qu'austère pour l'autre, les préceptes et idées m'ont séduit et influencent beaucoup mon travail et ma vision de voir les choses et de les comprendre, ainsi que de les mettre en pratique. La littérature, où chaque ligne de texte équivaut à un motif ou coup de pinceau est un phare pour mes idées. Le cinéma est un art absolu, la possibilité de refléter presque toutes les qualités et défauts d'une chose et de les dénaturer au bon vouloir de mes caprices.

 

— Ta vision de la culture en France ?

Je ne me retrouve pas dans la culture artistique française actuelle, mon regard et cœur se sont toujours beaucoup plus tourné sur les Royaume-Uni et Amériques où le retour est d'une toute autre envergure.

 

— Tes projets, tes actualités ?

Mes projets à courts termes sont les mêmes que ceux à longs ! Pour l'instant, j'expose dans divers pays comme la France, la Belgique, l’Allemagne, au Luxembourg, en Angleterre, en Écosse, en Afrique et encore bien d'autres, mais mes artworks commence à attirer la curiosité américaine et nipponne, il n'est donc pas impossible que certains travaux passent des océans...

J'espère dans quelques temps avoir le plaisir d'ouvrir mon établissement de galeriste, voyager encore plus et aussi plancher et méditer sur un projet de long-métrage en écriture depuis quelques années maintenant et noircir quelques feuilles dans l'espoir fou et irraisonné d'être publié entre 2 tranches de carton rigide…

 

— Le mot de la fin pour Unfamous Resistenza ?

Ce n'est et ne sera jamais finalisé.

 



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